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Le site où nous ne cachons rien !


 A paraître bientôt : Le livre de l'affaire "Preynat"
Histoire d'un silence
(Isabelle de Gaulmyn)

De 1970 à 1991, dans la paroisse Saint-Luc, à Sainte-Foy-lès-Lyon, le père Preynat règne sur « ses » scouts, les stimulant par son charisme. Tous savent que le père a des « chouchous » ; certains sentent même l’étrangeté des invitations qu’il leur adresse. Mais personne n’ose penser l’impensable.

Isabelle de Gaulmy était scoute. Comme une grande majorité de ses camarades, elle a aimé les activités organisées par le père Preynat. Mais lorsqu’un prêtre de la paroisse lui raconte, en 2005, qu’il y a un « gros dossier » sur lui, ses soupçons d’enfant se réveillent. Il faudra encore dix ans pour que l’affaire sorte dans la presse : d’anciens scouts parlent et une plainte vise le père.

Fille d’une famille de Sainte-Foy, croyante, journaliste dans le domaine religieux depuis des années, l’auteure est intimement touchée par l’affaire. Elle choisit d’écrire pour comprendre : comment un prêtre, guide sur le chemin de la foi, pourrait-il avoir abusé impunément de la confiance que mettaient en lui de jeunes garçons ? Comment les parents auraient-ils pu ne pas voir ? Pourquoi l’archevêché se serait-il tu ? Comment réparer ? Elle interroge ceux qui ont témoigné d’agressions sexuelles, les membres de la paroisse qu’elle connaît depuis l’enfance, les familles. Un récit unique, vécu de l’intérieur, et qui tente de répondre à des questions qui nous touchent tous.

Isabelle de Gaulmyn est rédactrice en chef adjointe de La Croix. Elle a déjà publié : Benoît XVI, le pape incompris (Bayard, 2008) et François, un pape pour tous (Seuil, 2014).


Nous faisons  suite à la réunion qui s'est tenue le 28 juin dernier dans les locaux de l'association "ENFANCE et PARTAGE" 
Une dizaine de personnes étaient présentes (victimes prescrites ou parents).
Comme vous le savez, nous avons souhaité que cette association puisse représenter les victimes prescrites dans le cadre du procès du Prêtre Bernard. PREYNAT.
L'association la PAROLE LIBEREE ne peut pas se constituer elle-même partie civile, n'ayant pas 5 ans d'activité.
L'association ENFANCE ET PARTAGE, en raison de son expertise en la matière et de sa forte implication dans ce procès, nous a paru la mieux à même de représenter les enfants que vous étiez et qui ont souffert des faits d'agressions sexuelles de la part de Bernard PREYNAT, mais aussi les adultes que vous êtes devenus avec les blessures ou les séquelles qui sont les vôtres.
L'association ENFANCE et PARTAGE a pu expliquer lors de cette réunion, son organisation  ainsi que ses missions.
Elle a rappelé  toute sa motivation à représenter les victimes qui ne pourront pas agir individuellement en raison de la prescription.
Ce procès devra être aussi et surtout celui des victimes prescrites.
Il est fondamental que les juges comprennent qu'il ne s'agit pas du procès de 5 victimes mais bien celui de plus de 60 victimes.
Il est important pour les avocats  que vous "nourrissiez" leurs propos par vos témoignages individuels car chaque vécu est particulier.
L'association ENFANCE et PARTAGE s'engage naturellement a garder l'anonymat sur votre identité si vous le souhaitez.
Elle ne pourra pas vous représenter individuellement dans le cadre de cette procédure, mais pourra évoquer chaque situation.
Pour ceux qui le souhaiterait, il sera possible de les convoquer en qualité de témoin et ils pourront venir livrer leurs témoignages à la justice.
Vous pourrez ainsi  participer activement à ce procès.
Nous vous demandons de vous mobilisez et de vous faire connaître. Cette démarche restera confidentielle et n'occasionnera aucun frais.
Pour cela vous pouvez contacter : 
Me DEBBACHE : au 04.78.62.39.02 ou debbache.avocat@club-internet.fr (avocat association " La parole Libérée")
Sophie Decis, au 01.55.25.65.64 ou par mail sophie.decis@enfance-et-partage.org (juriste de l'association ENFANCE ET PARTAGE)

 

Être entendu pour faire avancer la cause des victimes :      

(Appel aux victimes du père Preynat dont les faits sont prescrits)         

Parce que nous combattons la maltraitance depuis 40 ans et avons été la 1ère association à se constituer partie civile dans des dossiers de maltraitance à enfants, nous nous sommes rapprochés de La Parole Libérée. Nous avons décidé ensemble que notre association serait  partie civile dans le dossier de M. Preynat aux cotés des victimes. C’est pourquoi nos avocats Maitre Agathe Morel et Maitre Rodolphe Costantino, ont déposé un mémoire devant la Chambre de l’instruction ; et qu’ avec les avocats des parties civiles victimes en accord avec l'association La Parole Libérée, Maitre A. MOREL s’est déplacée à l’audience devant la cour d’appel de Lyon pour soutenir que les faits reprochés à M. Preynat ne sont pas prescrits. Poursuivant notre action nous irons également devant la cour de cassation.

Si votre vécu de victime ne peut donner lieu à des poursuites et à une réparation du fait de la prescription, il n’en est pas moins un élément important qui doit être porté et entendu à l’occasion des audiences et ce pour montrer toute l’ampleur de cette affaire, mobiliser la société et éveiller les consciences.

C’est pourquoi l’association Enfance et Partage invite les victimes dont les faits sont prescrits à se rapprocher d’elle pour que toutes les paroles soient entendues afin qu’ensemble, nous soyons plus efficaces pour prévenir de nouveaux faits. Votre anonymat, si vous le souhaitez, sera bien entendu garanti.

Vous pouvez contacter notre juriste, Sophie Decis, au 01.55.25.65.64 ou par mail sophie.decis@enfance-et-partage.org


Pour vous remercier de répondre aussi nombreux
à notre demande de soutiens financiers, mais aussi moral.
Des dons affluent de toute la France et témoignent de la mobilisation citoyenne à cette cause qui nous anime viscéralement, au plus profond de notre chaire parce qu'elle a été définitivement marquée. 
C'est l'occasion pour nous de réaffirmer notre engagement et notre determination dans ce combat, non pas en vu d'une réparation personnelle et auto centrée qui aurait bien peu d'intérêt civique, mais bien de faire de ce vécu le point de départ d'un changement face aux incohérences de notre monde et de la perversité de systèmes dangereux et irresponsables. 
Nous ne sommes que des révélateurs et notre mission se limite à libérer la parole. 
La suite, ce n'est pas nous qui l'écrirons.
L'indignation doit servir la cause et forcer le changement quitte à le contraindre d'une main ferme, au bénéfice de la morale, du bon sens et de la prise de conscience dans l'intérêt de notre société et de ses enfants qui représentent l'avenir de l'humanité.  
Cette ambition ne peut-être assumée uniquement par quelques hommes. 
Comme dans tout grand projet citoyen, c'est l'action de tous qui permet la reusite de celui ci et chaque maillon est essentiel pour atteindre l'objectif. 
Il y a ceux qui sont à l'initiative, ceux qui portent le combat et l'enrichisse, ceux qui le relaye auprès de tous, ceux qui enquêtent, ceux qui le soutiennent moralement, ceux qui le soutiennent financièrement, ceux qui changent les lois... 
C'est bien l'action de tous qui permet une réussite inéluctable !
Il faut aussi entendre la souffrance de ceux qui se sentent trahis, qui sont en souffrance et dans un profond désarroi face à un constat factuel difficile. 
Pour certains, c'est un véritable point d'équilibre qui vacille. 
Il a un temps pour l'acceptation qui laissera place au temps de l'action, et nous avons besoin de tous et surtout des fidèles de l'institution. 
A nous de le comprendre et de le respecter. 
Alors c'est l'occasion pour nous de vous redire bien en face un grand et très sincère merci à tous, au nom de l'ensemble des membres de LPL, pour votre soutien dans ce projet qui s'est imposé à nous et qui aura changé nos existences en quelques mois. 
La parole libérée !

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DEMANDE DE DONS Aidez-nous Soutenez La Parole Libérée
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Mobilisons nous ! Signez notre pétition !

La Parole Libérée et Séverine Mayer auteure du livre : "La parole"

vous invitent à signer notre pétition commune :

Donnons le Temps aux victimes d'obtenir justice !

 Nous vous invitons aussi à lire notre dossier complet dans l'onglet : L'imprescriptibilité

Plus de 115 000 soutiens à ce jour, il faut atteindre les 150 000  !

On en parle à l'assemblée nationale.




"Match"               
La parole libérée met à disposition un outil innovant pour rechercher des coabusés              

Pourquoi ?

Le but est de permettre à des victimes d'une même personne de communiquer et d'agir librement ensemble en étant plus crédibles et plus fortes, ceci dans la plus grande discrétion.

 

Comment ?


1 - Signalement : (Simplicité)
Pas d'inscription.
Vous remplissez à votre guise les champs de votre choix sur un formulaire.
Une bouteille à la mer.

2 - Enregistrement : (Discrétion)
Dès réception, il est saisi
dans une base de données sécurisée
qui n'est pas en ligne.
La sécurité est optimum.

3 - Match ! : (Liberté)
Si cela "match", qu'un autre signalement semble correspondre au vôtre, nous vous le soumettons et vous décidez en toute liberté d'une éventuelle prise de contact.



Communiqué
en réponse à l’interview du Pape François par le journal La Croix du 17 mai 2016

« Il est certain que pour les victimes de prêtres pédocriminels, il y aura un avant et un après ce 17 mai 2016.
Un avant et un après cette interview de sa Sainteté le pape François par le quotidien La Croix.
Ce serait un euphémisme que de qualifier cette première réaction officielle du Pape de décevante.
Elle génère déception, désillusion et incompréhension et semble très peu en rapport avec les attentes des quelque 70 victimes du père Preynat mais aussi des Gérentet de Saluneaux, Despéron et cie…
La colère aussi est présente, même si elle est contenue, car nous n’entendons pas perdre ce qui, avec la détermination, est une des forces de notre action, à savoir la dignité.
Selon l’AFP, si le diocèse de Lyon ne s’est pas encore exprimé « Une source proche du cardinal a [souligné] que c'était "une parole de confiance entre deux hommes qui se connaissent et qui s'estiment" ».
Mais cette estime que semble donc porter le Pape au Cardinal Barbarin ne peut pas entièrement expliquer le grand écart entre la tolérance zéro affichée, voire répétée à l’envi, et l’appréciation visiblement positive de la conduite du dossier Preynat par le Primat des Gaules.
Dans l’article de La Croix, le Pape souligne en effet que «  Comme avait dit Benoît XVI, la tolérance doit être de zéro. D’après les éléments dont je dispose, je crois qu’à Lyon, le cardinal Barbarin a pris les mesures qui s’imposaient, qu’il a bien pris les choses en main. C’est un courageux [...] »
Certes, il le dit lui-même : il réagit en fonction des éléments dont il dispose et sans nul doute, et ainsi que François Devaux a déjà pu le souligner, "Il lui manque pas mal d'éléments pour se faire une idée claire de la situation. Je pense que le pape n'a pas tous les tenants et les aboutissants pour considérer que le cardinal Barbarin doit rester en place" (Lyon Première, à paraître). Nous voulons encore croire en une mauvaise transmission des informations
Se contenter de pérenniser la décision de ses successeurs de déplacer le Père Preynat – sans oublier au passage de l’élever au rang de Doyen - , se contenter de croire dans les dires de ce dernier lorsqu’il jure ses grands dieux qu’il a « été ébouillanté » par ses actes passés – sans visiblement jeter un œil au dossier de l’intéressé dont on sait qu’il se battait contre ce que ses frères en Christ ont dû appeler des démons intérieurs, similaire depuis le séminaire –, refuser pendant des semaines de communiquer et envoyer au front une fidèle, mais simple, laïque, voilà ce qui constituerait donc du courage ?
A LPL, nous n’avons pas la mémoire courte et nous nous souvenons du coup de colère de l’Evêque de Rome dans l’avion qui le ramenait du Mexique : « «un évêque qui se limite à changer de paroisse un prêtre pédophile est un inconscient. La meilleure chose qui lui reste à faire, c’est de présenter sa démission» (Radio Vatican du 18 février 2016).
Certes, nous avons entendu, comme vous tous, que cette remarque ne s’adressait pas au cardinal Barbarin. Mais nous voulions croire qu’au Vatican, encore moins qu’ailleurs, il n’existait pas « deux poids deux mesures ».
Il semble bien qu’il n’en soit rien, puisque la démission du cardinal Barbarin apparaît aujourd’hui au Pape comme « un contresens », voire « une imprudence »…
Et d’en appeler à la justice des Hommes.
Et c’est  sans doute là que nous ne comprenons plus du tout le Pape.
Le Cardinal Barbarin a-t-il aux yeux de ce dernier tellement de valeur qu’il ne puisse accepter qu’il démissionne pour ne pas avoir pris, de manière pleine et entière, la mesure du dossier Preynat, voire pour avoir commis "des erreurs dans la gestion et la nomination de certains prêtres", comme indiqué (avoué ?) devant la centaine de prêtres réunis à huis clos le 25 avril dernier ?
De la valeur, le Primat des Gaules en a visiblement beaucoup plus que les victimes dont il n’est absolument pas fait cas dans l’interview du Pape François : elles restent des enfants, détruits certes, mais des enfants. Comme si le fait de les confiner dans ce rôle était un moyen de les contraindre aussi au silence.
Quant à la référence faite à la justice civile, elle nous paraît des plus incongrues. Le Pape François semble confondre justice et morale, ou abandonner, de manière pleine et entière, la défense de la morale à la justice des Hommes. Mais à quoi peut donc bien servir notre Église si ce n’est à défendre des positions morales ? D’ailleurs, le Pontife ne se prive pas de le faire lorsqu’il s’agit d’avortement («l’avortement n’est pas un moindre mal, c’est un crime, un mal absolu», Radio Vatican du 18 février 2016), du mariage entre individus du même sexe (« Une fois que la loi est votée, l’État doit respecter les consciences. Dans chaque structure juridique, l’objection de conscience doit être présente car c’est un droit humain. Y compris pour un fonctionnaire du gouvernement, qui est une personne humaine »  - in interview de La Croix de ce jour) ou l’accueil des migrants (« Le pire accueil est de les ghettoïser alors qu’il faut au contraire les intégrer », ibid). Sur ces sujets-là, se positionner au-dessus des lois humaines est pour lui une évidence.
Mais il s’en remet à la Justice dans une affaire de pédophilie – sans doute l’une  des plus vastes, si ce n’est la plus vaste de France. A-t-il plus confiance dans la capacité de la justice française à combattre ce fléau qu’en ses ministres de mettre en actes ce qui est écrit dans le Droit Canon depuis près de 20 ans ?
Enfin, en même temps que nous prenons acte des propos de sa Sainteté le Pape, nous prenons également acte de ce qu’il n’a pas exprimé.
Pas de compassion pour les victimes de Preynat et des autres : elles n’ont ainsi pas eu droit au qualificatif de « courageuses ». A notre grand regret, le Pape se contente de corporatisme là où nous aurions aimé entendre « protection des enfants » et « reconstruction des victimes ».
Pas de réponse quant aux demandes d’audience des victimes et notamment de la part de la parole libérée.
Pas de message clair indiquant qu’il était conscient que l'Eglise se devait d’assumer de manière responsable ses erreurs et ses manquements du passé en matière de lutte contre la pédophilie afin de retrouver la confiance des fidèles et de l'opinion publique.
Oui, nous prenons acte que par ses réponses  aux journalistes de La Croix, mais aussi par ses silences, le chef de l’Église Catholique et Romaine ne donne aucune assurance quant à sa volonté de mettre en œuvre de manière concrète la tolérance zéro à l’égard des prêtres pédocriminels.
Car la tolérance zéro ne doit pas rester un vœu pieu. Elle doit être accompagnée d’actes forts. Laisser un prêtre au long et lourd passé pédophile au contact d’enfants et sans garanties autres que sa simple parole est une faute. Et elle doit être sanctionnée.
Cela aurait dû être dit par la Très Saint Père de manière à rassurer des centaines de victimes, des milliers de fidèles aujourd’hui dans le doute.
Aux victimes, nous disons de ne pas se décourager…
De ne pas baisser les bras.
A celles qui n’ont pas encore osé parler, que ces paroles peu encourageantes du Pape ne les enferment pas davantage dans le silence.
Au contraire : qu’elles soient un ressort pour enfin parler !
Aujourd’hui, plus que jamais : libérez votre parole ! »


Affaire Preynat : Compteur à 67

Un soixante septième témoignage d'abus nous est parvenu aujourd'hui 16 mai 2016.
Il est signé et devrait être rendu public prochainement.


En dépit du bon sens

9 mai 2016

En dépit du bon sens. (Commentaire suscité par l'article de Lyon capitale du 8 mai)

Personne ne comprend comment un prédateur sexuel peut abuser d’enfants pendant 40 ans alors que de nombreuses personnes connaissent son problème. Dans l’affaire Preynat comme dans d’autres, nous constatons que c'est malheureusement possible et même courant, surtout quand il est entouré d'admirateurs qui ne veulent pas voir et qui, lorsqu’ils savent, font tout pour aveugler les autres.


Communiqué
A ce jour, un
message mais pas d'excuses de la part du père Favre

malgré l'injonction du Cardinal Barbarin.
Pour les détails, cliquez ici : Les suites des propos des pères Lacombe et Favre


Communiqué
27 avril : Le voyage de Monseigneur Barbarin

En plein scandale sur la pédophilie Monseigneur Barbarin prévoit selon son agenda officiel consultable sur le site du diocèse de Lyon, de s’absenter pendant une petite semaine du 2 au 7 mai pour rendre visite à son ami Monseigneur Aubry sur l’ile de la Réunion. Cet ami qui affiche publiquement son soutien au Cardinal Lyonnais est également connu pour sa gestion catastrophique de plusieurs prêtres pédophiles. C’est là où le bât blesse, pas besoin de conseillers en communication pour prévoir que ce voyage attirerait l’attention de tous sur le passé pour le moins gênant de ce collègue d’outre mer. S’agit-il d’une maladresse de plus ou d’une nécessité impérieuse de parler avec quelqu’un d’expérience.  Que penser de cette entrevue ? Négligence des victimes et de l’opinion publique ?

 

Trois cas de prêtres pédophiles ont notoirement mis en cause la gestion de l’évêque de la Réunion, ceux des pères Jean-Marie Vincent, Jacky Hoarau et Michel Tual.

 

Père Jean-Marie Vincent : « Mgr Aubry était au courant de mon passé »
Condamné en métropole en 2000 à cinq ans de prison pour des faits d'agressions sexuelles sur mineur, libéré en 2003 après deux ans de prison, il est muté  à la Réunion alors qu’il est en liberté conditionnelle avec interdiction d'entrer en contact avec des mineurs. Dès son arrivée, son "ami de longue date", Monseigneur Aubry, lui confie l'aumônerie du centre hospitalier départemental et la paroisse de la Source.  
Le Vatican a finalement révoqué le prêtre en 2015, quinze ans après sa condamnation par la justice.

Père Jacky Hoarau : Mgr Aubry déclare « Il m’avait fait part de ses doutes sur sa sexualité »
Ce prêtre a été condamné en 2012 à huit ans de prison pour viols sur un enfant de chœur de 14 ans en 2009, l’instruction avait stupéfait l’opinion publique en révélant la séropositivité de l’accusé et le fait qu’il n’avait pas utilisé de préservatifs lors de ses relations imposées à l’enfant de chœur.

Son supérieur, Mgr Aubry, a reconnu qu’il savait que le prêtre était séropositif : « Il m’avait fait part de ses doutes sur sa sexualité, c’est pourquoi il a été envoyé au Canada », a expliqué Gilbert Aubry, avant d’assurer qu’à son retour (Quatre mois plus tard en 1990), le prêtre allait beaucoup mieux, et qu’il ne laissait pas supposer un comportement à risque. Pour les détails l’évêque se défausse  « Le reste relève du secret médical ». Un diacre reconnaît qu’ « à tous les niveaux, on aurait pu éviter le drame ».

La mère de la victime explique que « Le vicaire a essayé de la dissuader de déposer plainte » et que « La hiérarchie de l'Église voulait que cette affaire soit réglée en interne ».

 

Père Michel Tual : L’évêque lui avait à plusieurs reprises « rappelé les règles de prudence »

Le père Michel Tual a été condamné en 2013 à 5 ans de prison ferme après avoir été poursuivi pour onze agressions sexuelles commises sur mineurs de moins de 15 ans et une tentative de viol (entre 1989 et 1995, puis en 2009).

Le curé avait monté une opération de séduction pour attirer les jeunes garçons chez lui, la cure disposant de trois consoles de jeux vidéos et de huit vélos. "C'est un prédateur sexuel" affirmait l’avocat général.

Monseigneur Gilbert Aubry a répété avoir « rappelé à l’ordre à plusieurs reprises » le prêtre de Bras-Panon. Une perquisition avait eu lieu à l’évêché et l’évêque avait été convoqué par le juge d’instruction, dans une déclaration, il le reconnaît : « Personnellement, à partir de propos qui me sont parvenus en leur temps, j’ai convoqué Michel Tual et ensuite je lui ai fait une mise en garde par écrit lui interdisant, notamment, de recevoir des enfants à la cure.»


La sage réaction face à ce début de polémique :
Zinfo974 du 2 mai 2016 :

Le cardinal Philippe Barbarin n'apparaîtra pas en public lors de sa visite

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23 Avril 2016 : Le site devient volumineux, si un sujet en particulier vous intéresse, cliquez ici :
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Tapez un mot clé pour le rechercher sur notre site.

Communiqué.


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L'association a adressé une lettre aux 600 prêtres du diocèse de Lyon
21 Avril 2016 : De nombreux prêtres assurent déjà par courrier privé leur soutien à l'action de l'association. Dans cette lettre envoyée mardi 19 avril, "La Parole Libérée" demande aux prêtres du diocèse de manifester leur solidarité avec leur action et de rompre l'omerta, ceci notamment lors de la réunion prévue le 25 avril à laquelle ils ont tous été invités par Monseigneur Barbarin.
COURRIER_PRETRES.pdf
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Éléments de réflexion


Communiqué.


Le 13 Avril 2016.
La Conférence des Évêques de France a accouché d'une souris

 

Hier, le 12 avril 2016, trois mois jour pour jour après la conférence de presse de « La Parole Libérée » (la date a-t-elle été soufflée par l'agence de communication Vae Solis Corporate engagée par le diocèse de Lyon?), la Conférence des Évêques de France, au terme de 2 jours de réunion, a accouché d'une souris là où l'on était en droit d'attendre l'annonce de mesures fortes et novatrices, empreintes d’honnêteté, de vérité, de transparence, d’une réelle compassion pour les victimes mais aussi d'intransigeance pour les prêtres pédophiles.

Au lieu de cela, en effet, les mesures avancées, pour certaines, sentent le réchauffé, pour d’autres, semblent bien ternes, voire sans intérêt.

Certes, sur le papier, la liste des actions proposées peut sembler constituer un ensemble cohérent, mais seulement pour qui est ignorant des moyens déjà à la disposition de nos évêques.

Ainsi les cellules d'écoute - dont on annonce une mise en place généralisée - existent déjà dans certains diocèses, et ce, sans avoir prouvé leur efficacité. Souvenons-nous, par exemple, que dans l'Archidiocèse de Lyon, l'action d'une telle cellule a simplement abouti à ce que le père Preynat et l'une de ses victimes récitent un Notre Père en se tenant par la main, sans qu'une parole d'excuse, sans qu'une demande de pardon ne soit formulée par l'intéressé.

Ainsi la prise en compte des "cas anciens" qui loin d'être une nouveauté est prévue par le Droit Canon, puisque ce dernier permet qu'un évêque puisse requérir de passer outre la prescription pour des faits de pédophilie.

Ainsi les mesures conservatoires qui ne sont que l'expression du bon sens le plus basique. Comment concevoir, en effet, qu'un prêtre suspecté d'actes de pédophilie puisse rester au contact d'enfants, alors même que le Droit Canon invite sa hiérarchie (1) à le conduire à se dénoncer aux autorités judiciaires, (2) à proposer aux victimes de porter plainte, (3) enfin, à le dénoncer, si aucun des deux premiers verrous n’a été refermé?

Que penser de l'absence de mesures portant l'accent sur le "dépistage" des penchants pédophiles des futurs prêtres ?

Que dire, enfin, de l'absence de mesures en matière de soin et de suivi des prêtres pédophiles ?

Pour ne rien vous cacher, nous nous étions réjouis de savoir que la CEF se réunissait, attendant avec une certaine impatience, une réaction en phase avec les insuffisances que nous avions pointées dans le cadre de « l’affaire Preynat ».

Nous ne pouvons, hélas !, être satisfaits des propositions faites hier par la conférence épiscopale.

En effet, ce que nous attendions de la part de la CEF en termes de lutte contre ce fléau destructeur, autant pour les victimes que pour la crédibilité même de l’Église, plus que la mise en place de cellules, de commissions et d’autres grands principes ou effets de manches, c'était qu’il soit dit de manière claire et forte, que les hommes qui dirigent les diocèses doivent simplement faire preuve de volonté en matière de lutte contre la pédophilie. Car ces hommes, se voient conférés par le Droit Canon depuis maintenant 15 ans les pouvoirs suffisants en matière de combat contre la pédophilie. Oui : il leur suffit en fait de vouloir les utiliser.

Rappelons qu’un évêque « est l’incarnation de son Église. » *

D’un tel homme, investi de ses missions par le Pape, nous sommes en droit d’attendre discernement, lucidité et courage. Des vertus cardinales qui doivent présider à ses prises de décisions.

Des vertus cardinales, que les commissions, les cellules, les sites internet, les numéros verts ne remplaceront jamais.

C’est pourquoi, il est incompréhensible que l'arsenal juridique aujourd'hui à disposition des évêques paraisse encore nécessiter à leurs yeux la mise en œuvre de mesurettes telles celles présentées hier, alors qu’il n’est en fait question que de volonté.

Une volonté dont certains évêques ont très bien su faire montre en prenant leur responsabilité, face à la problématique de la pédophilie.

C’est pourquoi, à nos yeux, la CEF n’a pas voulu tirer les bonnes conclusions des dysfonctionnements apparus lors du traitement de certaines affaires de pédophilie.

Ces conclusions sont à nos yeux des plus claires : il est de la responsabilité de chaque évêque de traiter les cas de pédophilie survenant dans son diocèse et ce en utilisant toutes les armes mises à leur disposition par le Droit Canon et dans le respect des lois de la République.

A titre d’exemples, il nous aurait semblé pertinent que la CEF souligne avec force les propos du cardinal O’Malley, président de la Commission pontificale pour la protection des mineurs, qui a réaffirmé que les évêques devaient dénoncer à la justice toute suspicion d’abus sexuels : « au-delà des contraintes juridiques, ils assumeront leur devoir moral de signaler aux autorités judiciaires en charge de la protection sociale tout mauvais traitement, même présumé ».

Ou encore, ceux du Pape François lorsqu’il expliquait qu’«un évêque qui se limite à changer de paroisse un prêtre pédophile est un inconscient. La meilleure chose qui lui reste à faire, c’est de présenter sa démission».

Ceci aurait eu pour conséquence de replacer les évêques face à leurs responsabilités en espérant les conduire à faire preuve de courage, si besoin est.

Pour nous les choses devraient aujourd’hui être claires (clarito, comme dirait vraisemblablement le Pape François…), or elles ne le sont toujours pas.

 

Une nouvelle déception pour des victimes qui étaient en droit d’attendre un peu plus de la réunion de la conférence épiscopale qui se fixe comme mission de réfléchir « sur des sujets sociétaux, sociaux, éthiques, etc. [et qui est] au service de l’Église catholique en France et de la société française.»

Pierre FONTANARI pour «La Parole Libérée»

* http://www.eglise.catholique.fr/conference-des-eveques-de-france/

Journées annuelles de l'AVREF


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Invitation aux adhérents et sympathisants AVREF
Journées annuelles qui se tiendront les samedi 16 et dimanche 17 avril prochains, centre ISTINA 45, rue de la Glacière à Paris 13ème .
AVREF Invitation avril 2016.pdf
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Communiqué!


Le 6 Avril 2016.

« La Parole Libérée » se voit dans l'obligation de réagir avec une très vive émotion aux propos de Monseigneur Stanislas Lalanne, prononcés ce mardi 5 avril sur l'antenne de RCF dans l'émission "Le temps de le dire".

En effet, à plusieurs reprises, l’évêque de Pontoise, qui est également responsable de la cellule de veille de l’Eglise contre la pédophilie ( !) a notamment refusé d’assimiler la pédophilie à un péché.


Florilège...

« Ce que nous disons (....) c’est que la pédophilie est un mal. Est-ce que c'est un péché ? Je ne saurais le dire ».

Puis après qu'une auditrice, très certainement victime, ait elle-même qualifiée ces actes barbares de « péché mortel », il récidive : « Oui c'est un mal profond. Est-ce que c'est un péché ? C'est différent selon les individus. On ne peut généraliser (sic!)».

Enfin, lorsque, au terme de l’émission, on lui demande ce que l'Eglise doit faire face aux prêtres pédophiles, il propose :

- réduction à l'état de laïc ;

- ministère sans contact avec des enfants.

Indispensable, certes, mais non suffisant, puisque cette réponse évacue le traitement judiciaire des faits, de même que la prise en charge des victimes. Comme si mettre un mouchoir sur les actes commis pouvait suffire.

 

Quelques heures plus tard, présent sur le plateau de l’émission d’Yves Calvi « C dans l’air » (France 5), il complétera sa réponse en accentuant longuement sur le fait que les deux mesures préconisées n’empêchaient pas les prêtres pédophiles de le rester et qu’il fallait encore réfléchir quant aux solutions à proposer. De même qu’il affirmera, de façon appuyée, que les victimes, même très longtemps après les faits, devaient pouvoir trouver une oreille attentive auprès de l’Eglise.

Peut-être les communicants engagés à grands frais par le Diocèse de Lyon avaient-ils corrigé la copie de l’évêque ?

Ce qui est certain c’est que ces derniers ne manquent pas de travail tant la communication de l’Eglise de France est empreinte de maladresses et d’amateurisme.

Après le fameux « Grâce à Dieu ! Les faits sont prescrits ! » de Mgr Barbarin, les propos de Mgr Lalanne résonnent à nouveau de manière violente et dégradante pour les victimes d'actes de pédophilie.

 

Que la tolérance zéro prônée par la Pape François semble loin, tout comme les mesures de fermeté décidées par la Conférence des Evêques de France au début des années 2000 !

Qu’il est difficile de percevoir au travers de ces propos la référence morale que l’Eglise se doit d’incarner pour la société !

 

A toutes les victimes nous assurons notre profonde compassion et promettons d'être les ambassadeurs de leurs silences.

 

"La Parole Libérée"

Ouverture du livre d'or


Le 2 Avril 2016. Ouverture sur le site d'un livre d'or destiné à recueillir vos témoignages ou vos réactions suite à la visite de notre site. C'est un espace de libre expression modéré et accessible sans inscription.

 

Si vous souhaitez débattre, faire des appels à témoins, rechercher d'autres victimes d'un même agresseur, parler avec d'autres victimes... c'est sur le forum qu'il convient de vous inscrire.

Ouverture du Forum


 

Во Франции влиятельного католического кардинала обвинили в замалчивании фактов педофилии

Подробнее на ТАСС:
http://tass.ru/proisshestviya/2720026

 

Во Франции влиятельного католического кардинала обвинили в замалчивании фактов педофилии

Подробнее на ТАСС:
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Le 15 Mars 2016. Un lieu unique d'échange et de partage. Idéal pour les appels à témoins.

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Во Франции влиятельного католического кардинала обвинили в замалчивании фактов педофилии

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