L’ancien évêque de Wheeling-Charleston devra « réparer personnellement » ses torts

Harcèlement sexuel et dépenses excessives et inconsidérées : l’enquête concernant l’ancien évêque de Wheeling-Charleston aux États-Unis a conduit le Saint-Siège à prendre des sanctions, rendues publiques le 19 juillet. En plus de l’interdiction de célébrer la messe, Mgr Bransfield devra « réparer personnellement les torts qu’il a causés ».

  • Anne-Bénédicte Hoffner

Vidéo d'une homélie prononcée il y a 5 jours par Mgr Gobillard où il parle à partir de 4mn50s de la situation du diocèse de Lyon.

Étonnant de l'entendre se louer de la situation, de tous les bienfaits que les crimes et abus commis dans l’Église ont finalement apportés à la vitalité du diocèse de Lyon ...

"Pauvre diocèse qui a tant souffert dans son cardinal, ses évêques, ses laïcs, ses prêtres"   .... ah oui, dans les victimes aussi, ... à la fin ... !!

Les crimes commis (et jugés ou condamnés en justice) sont ramenés à la notion de "péchés terribles" et ces péchés sont transformés "en mystère de salut", "en occasion d'aimer et de servir"  et au final : "Merci Seigneur pour tout cela ..."

Et cet évêque n'est pas d'une ancienne génération ! 
Mais quelle mentalité auto centrée !

En résumé...Toutes ces agressions ont permis une éclosion de vocations, de confirmations et de baptêmes !

Alors que les agresseurs continuent puisque le Seigneur, par le mystère du salut, transforment ces actes en renaissance !

Et en plus il est applaudi, alors vite, vite, à présent passons à autre chose et congratulons-nous et ne parlons plus de cette plaie qui gangrène l’Église.

Quelle tristesse !!

 

Le 20 Juillet 2019 - la vidéo n'est plus visible sur youtube. Qui a demandé son annulation ?





LE 04 07 19 - PREYNAT REDUIT A L'ETAT LAÏC 




















 

OPERATION REUSSIE GRACE A VOUS : MERCI !


UN GRAND MERCI A RVR RADIO LIBRE d'avoir enregistré et de diffuser la soirée du débat après le film Grace à Dieu à Cours la Ville

https://www.facebook.com/RVRradioLIBRE/videos/1128764863986440/


MERCREDI 29 MAI DE 17H30 A 19H30 - A LA FNAC BELLECOUR - LYON

 

VENEZ RENCONTRER FREDERIC MARTEL - AUTEUR DU LIVRE SODOMA ET

 

FRANCOIS DEVAUX PRESIDENT DE LA PAROLE LIBEREE



COURS LA VILLE - CINÉMA 

Un débat suivra la seconde projection de Grâce à Dieu

Ce mardi 28 mai, le cinéma de Cours la Ville diffuse à nouveau Grâce à Dieu. Contrairement à la première projection, celle-ci sera suivie d’un débat, en présence du remplaçant provisoire du cardinal Barbarin

 

Pour les membres de La Parole libérée, c’est le combat de toute une vie. Le combat pour que « la honte change de camp », martèle l’un d’eux. Ils sont les victimes présumées du père Preynat, accusé de pédophilie, pour des faits qui se seraient déroulés entre 1970 et 1991. D’un côté, il y a le volet judiciaire, même si aujourd’hui, aucune date de procès n’a été annoncée. Il y a aussi le procès canonique du prêtre. Engagée par le diocèse de Lyon, la procédure est aujourd’hui en suspens.

En attendant, et avec le film de François Ozon Grâce à Dieu , qui relate leur histoire, Pierre-Emmanuel Germain-Thill, Didier Bardiau et François Devaux. ne ménagent pas leurs efforts pour faire de la pédagogie et inciter à la libération de la parole. Et ce, par le biais de débats organisés après la projection dans de nombreux cinémas.

« On sent qu’il y a un couvercle de silence à Cours la Ville »

En premier lieu, ce sont les directeurs de salle qui ont fait appel à Pierre-Emmanuel Germain-Thill pour parler de l’affaire avec les spectateurs, à Mornant ou Villefranche-sur-Saône par exemple. Alors que Grâce à Dieu a été programmé le dimanche 21 avril à Cours la Ville, où le père Preynat a officié entre 1998 et 2011, aucun débat ne s’est tenu.

Déjà, la question même de le diffuser ou non avait fait débat, comme nous le relations dans un article paru le samedi 20 avril. L’adjointe en charge des Affaires culturelles, Ginette Manary, nous confiait avoir voulu « ménager tout le monde », entre ceux qui désiraient voir le film et ceux qui ne souhaitaient pas qu’on « remette le couvert ». Le 21 avril (dimanche de Pâques), 81 personnes s’étaient rendues au cinéma Émilien-Michoux. Aucune rencontre n’avait été organisée à l’issue de la projection.

Quelques jours plus tard, Pierre-Emmanuel Germain-Thill avait été contacté par Ginette Manary. « Elle me disait que La Parole libérée pouvait éventuellement louer une salle communale pour organiser une conférence. Il ne m’en fallait pas plus ! J’ai contacté Jean-Claude Caboux, conseiller municipal en charge de la location des salles », poursuit-il. Le maire Michel Lachize a donné le feu vert. Et finalement, il a été décidé de projeter le film une seconde fois.

« S’il existe encore des victimes, elles ne doivent plus avoir peur de parler »

Ce sera le dernier débat auquel Pierre-Emmanuel Germain-Thill assistera. Le dernier, et peut-être l’un des plus importants. Le père Preynat a passé plus de dix ans à Cours la Ville, et malgré le temps qui a passé, malgré le fait qu’aucune plainte n’émane de la commune, le sujet reste sensible. Et pour cause : au moment où l’affaire avait éclaté, les habitants avaient été très choqués. « Dans plusieurs communes où j’ai animé un débat, reprend-il, j’ai reçu des témoignages d’habitants de Cours la Ville. On sent qu’il y a une chape de plomb, un couvercle de silence. »

Le mardi 28 mai, il sera accompagné de Didier Bardiau (qui a gardé le silence pendant près de 30 ans) et François Devaux, président de La Parole libérée. Qu’attendent-ils de cette rencontre ? « Un peu tout, confie Pierre-Emmanuel Germain-Thill. Que les gens osent poser des questions, qu’ils réagissent. D’autant que Preynat est resté longtemps là-bas. Et nous voulons faire comprendre que s’il existe encore des victimes, elles ne doivent plus avoir peur de parler. »

Comme pour la première projection, Pierre-Emmanuel Germain-Thill a proposé au prêtre actuel de Cours la Ville de participer au débat. Il faut dire que le père Tancrède Leroux – qui nous confiait vouloir « faire la chasse aux silences » – avait organisé des rencontres, avec des paroissiens, pour évoquer l’affaire Preynat. Mais il n’a pas donné suite à l’invitation de La Parole libérée. En revanche, le remplaçant provisoire du cardinal Barbarin à la tête du diocèse de Lyon, le vicaire général Yves Baumgarten, a prévu de venir débattre avec les trois membres de l’association, comme cela avait été le cas lors d’ une projection à Lyon, le 6 avril.


18 MAI 2019


VENDREDI 17 MAI 2019 A CHAUFFAILLES (71 170)

 

FILM GRACE A DIEU SUIVI D'UN DEBAT AVEC PIERRE-EMMANUEL ET DIDIER

 










CHANGE.ORG - MISE A JOUR DE LA PETITION  - APPEL A LA DEMISSION  DEFINITIVE DU CARDINAL BARBARIN

A CE JOUR SIGNATURE DE 110 140 PERSONNES, ET VOUS ?

 

https://www.change.org/p/appel-d-un-pr%C3%AAtre-au-cardinal-barbarin-pour-qu-il-prenne-ses-responsabilit%C3%A9s-et-donne-sa-d%C3%A9mission-suite-%C3%A0-l-appel-du-pape-fran%C3%A7ois-invitant-les-catholiques-%C3%A0-r%C3%A9agir/u/24381415

 




Suite à l'article de François Morinière paru dans La Croix / Forum et Débats / dont le texte est ici

Vous trouverez ci-dessous la réponse du Père Vignon.

Père Pierre Vignon 2/4/19 - 17h50

 

Cher Monsieur Morinière, votre courage à soutenir votre ami Philippe Barbarin me touche, et je respecte profondément le deuil cruel de votre fille que vous évoquez. Cependant, votre ami n’est pas une personne seulement privée mais aussi un homme public, dans l'exercice de son gouvernement. Si vous voulez retrouver votre ami, il faut vous résigner à lui voir perdre sa place publique. La réaction universelle est qu'il aurait dû démissionner en 2016 quand il a reconnu ses erreurs de gestion. Il aurait été logique avec lui-même. Il a voulu les deux ensemble, reconnaître ses erreurs et ne pas en assumer les conséquences, tout comme maintenant il veut se retirer et faire appel. Ces contradictions ne sont pas comprises. Seul le pape demeure, et cela non plus n'est pas compris. Pourquoi Philippe Barbarin, en tant qu'archevêque de Lyon, n'a-t-il pas, par l'esprit de modération qu'on attend d'un responsable de son rang, limité le conflit à son seul diocèse ? Pourquoi a-t-il accepté que le débat devienne national et pire, maintenant, comment peut-il supporter de le voir transféré sur les épaules du pape ? Pourquoi n’a-t-il pas pris, comme serviteur de Dieu, ses responsabilités depuis le départ ? Pourquoi veut-il à tout prix prouver qu'il a raison ? Le pape s'est laissé convaincre par la présentation en trois points des avocats du cardinal qui lui ont écrit sur la présomption d'innocence : soit, le principe est universel. Mais que ne s'est-il laissé également convaincre par les dizaines de victimes de Bernard Preynat qu'il a toujours refusé de recevoir malgré leurs demandes ? Et par le vote unanime du conseil des prêtres, des diacres et des laïcs de Lyon, représentant légitime de l'Eglise de Lyon ? Si Philippe Barbarin est à vous en tant qu'ami et personne privée, il est à tous en tant qu'archevêque. Et la majorité de ses diocésains, une majorité de français et maintenant un nombre colossal de chrétiens dans le monde ne veulent plus de lui en tant qu'archevêque et cardinal. En termes du droit canonique, on appelle cela l'odium populi, l'aversion populaire suscitée par un homme d'Eglise. C'est un motif en soi pour exiger de lui son retrait. Nul procureur, nul procès médiatique, nul je ne sais quoi, sur qui déverser sa rancœur : tous font leur devoir, à commencer par les médias qui sont la première colonne de nos libertés. Ils ont bon dos. Le sujet de la réaction est double : les abus de toutes sortes dans l'Eglise et ceux qui les couvrent. Le cardinal n'est pas responsable de la première partie mais de la seconde. Il connaît Bernard Preynat depuis 1991. Comment se fait-il précisément qu'on n'entende jamais parler de ce dernier et qu'il soit planqué à Lyon ? Comment se fait-il que son procès traîne ? Mais peut-être y a-t-il de bonnes raisons à cause du nombre incroyable de victimes, déclarées et à trouver encore ? Comment se fait-il que Bernard Preynat soit toujours prêtre alors qu'une seule demande du cardinal au pape François en raison de la faculté n°2 de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi aurait suffi à l'obtenir ? Etc., etc. Il faudrait toujours qu'on atermoie et qu'on comprenne ce "pauvre" cardinal qu’on présente comme bouc qu’on voudrait émissaire. Pourquoi refuse-t-il de se charger de ses responsabilités et les reporte-t-il sur les autres ? Le dernier en date est le pape lui-même. Et maintenant que ce transfert à Rome de son problème est fait, c'est désormais au pape de s'expliquer. Pourquoi répugne-t-il à toucher à ses cardinaux et évêques qui couvrent les abus ? Pourquoi lui aussi se réfugie-t-il derrière un principe pour ne pas regarder la situation concrète en face ? Parce qu'il se sentirait mauvaise conscience à obtenir la révocation de ce qu'il faisait lui-même, comme les autres, quand il était le cardinal archevêque de Buenos-Aires ? Le problème de la couverture touche désormais le Vatican. Je suis peiné pour vous que votre ami ait fait en sorte de se retrouver seul sous la couverture avec le Pape mais c'est l'opinion mondiale, qui n'est pas diabolique, qui attend de voir comment ils vont sortir maintenant de là-dessous. Et à travers la voix du peuple, et celle de l'Eglise, c'est aussi la voix de Dieu qui tonne : que faites-vous, chefs de l'Eglise, sous cette couverture ? Il faut maintenant en sortir, nu, comme la vérité, comme la justice. Et votre ami a désormais la chance de vous avoir car il aura besoin de vous dans cette heure de vérité. Sa haute charge le rend redevable du bien commun. Il ne peut s’esquiver indéfiniment. Peut-être saurez-vous trouver les mots pour le lui faire comprendre ? Seul vous, maintenant, seul avec le cardinal, pouvez peut-être l’aider à sortir de cet enfermement seul avec le Pape. Courtoisement et respectueusement vôtre.

 





29.03.19 - Nouveau les témoignages des victimes sont disponibles en Polonais

Merci à EWA KOBYLINSKA pour son travail de traduction 

https://traductionslitteraires.wordpress.com/


Merci à Caroline Bonamour du Tartre pour ses traductions en Anglais et Espagnol

Mail. cbdt.traduction@gmail.com


Merci à tous nos traducteurs et traductrices pour leurs aides précieuses.

N'hésitez pas à les faire travailler. Merci


Le Père Pierre Vignon intervient à la radio après le reportage de Jérome Jadot

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12h41_pere_Pierre_Vignon_INFO--NET_0c296
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le 26 03 19

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Voici le communiqué des personnes victimes présentes à Lourdes devant les évêques français en novembre dernier à télécharger
MARS 2019 POUR LES VICTIMES C'EST LE COUP DE GRACE
Mars 2019 pour les victimes, c'est le co
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FRANCE 3 RHONE ALPES - JT 12/13 - INTERVENTION DE PIERRE EMMANUEL GERMAIN THILL A PARTIR DE 5MN30

https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/emissions/jt-1213-rhone-alpes

 


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DEMANDE DE LEVEE D'IMMUNITE FONCTIONNELLE LE 20 MARS 2019
courrier MP LYON 200319.pdf
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OUEST FRANCE - LEGAL MAIS PAS JUSTE - ETATS D'AMES - FRANCOIS VERCELLETO

En refusant la démission de Mgr Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, le pape s'appuie sur une décision qui relève du droit - le cardinal ayant fait appel est présumé innocent, mais François prend le risque de paraître injuste... et de troubler les esprits.

 

Étonnement, incompréhension, trouble, colère... La décision surprise du pape François - refuser la démission de Philippe Barbarin - rencontre peu d'échos favorables. Doux euphémisme.

Elle peut cependant se justifier si l'on s'en tient strictement au domaine du droit. Mais le pape n'était pas attendu sur ce seul plan. C'est bien le problème. Et les conséquences sont à bien des égards désastreuses pour une Église déjà très affaiblie par des révélations en série.

Présumé innocent

Mgr Barbarin a fait appel de sa condamnation à six mois de prison avec sursis, pour "non dénonciation de mauvais traitements, privations ou atteintes sexuelles infligées à un mineur de 15 ans commise depuis juillet 2014 et jusqu'au 5 juin 2015 à Lyon".

Copie du jugement en cliquant ici

Ayant fait appel, l'archevêque de Lyon est à nouveau présumé innocent. Et le pape semble attendre le procès en appel avant de prendre une décision "définitive".
Il est permis, en effet, de considérer sa suggestion au cardinal Barbarin de se "mettre en retrait" de son diocèse de Lyon comme une "solution transitoire".

Ne pas se précipiter

Il peut être également porté au crédit du pape de prendre son temps - denrée rare de nos jours - et de ne pas céder à la pression médiatique. S'agissant de décider du sort d'un homme dont il est réputé proche, le choix de François peut paraître respectable.

Un vaticaniste averti explique en outre qu'il n'est pas correct de déclarer publiquement l'objet d'un entretien privé avec le pape, avant sa tenue. Autrement dit, Philippe Barbarin aurait commis une erreur en dévoilant prématurément l'objet de son rendez-vous avec François, le 18 mars.

Mais où est la justice ?

Cela étant dit, la position du pape n'a pas été comprise. Pire, elle apparaît comme profondément injuste et décrédibilise un peu plus une institution dans la tourmente.

Pourquoi lier sa décision à ce qui relève du judiciaire ? On a connu l'Église plus "indépendante" et plus encline à appliquer le droit canon qu'à accepter les lois de la République.

C'est d'autant plus surprenant que le cardinal Barbarin assure que sa volonté de démissionner était prise avant de connaître le jugement. Que ne l'a-t-il pas dit alors plus tôt ?

On peut cependant donner acte à l'archevêque de Lyon d'avoir présenté sa démission - même tardivement - dans l'intérêt de son diocèse.

Refuser la démission d'un homme qui, à juste titre, ne se sent plus en capacité de diriger un diocèse aussi important, n'est-ce pas contraire à la fois à l'intérêt des fidèles et à l'intérêt même de son ami Philippe Barbarin ?

Le pape imagine-t-il qu'il reprenne sa tâche, comme si rien ne s'était passé, s'il bénéficie d'un acquittement en appel ? Lui proposera-t-il à la place un poste honorifique à la Curie ?

L'institution préférée aux victimes

Plus grave encore, refuser la démission de Mgr Barbarin revient à privilégier l'institution au détriment de la justice à rendre aux victimes d'abus et de crimes sexuels.

Où est la compassion ? Où est l'attention à porter prioritairement aux petits ? Où est l'Évangile ?

Cela vient aussi ruiner les efforts affichés par l'Église pour lutter contre ces maux qui la gangrènent.

Perseverare diabolicum

Ce n'est malheureusement pas la première erreur du pape sur cette question des crimes pédophiles. On se souvient de son mea culpa dans les affaires d'abus sexuels commis par le clergé chilien.

A François qui voit "la main de Satan" à l'œuvre dans les dérives du clergé, il est tentant de rappeler la locution : Errare humanum est... perseverare diabolicum.

 

Prolongement

Pour prolonger utilement la réflexion, voici la réaction du père Pierre Vignon :

Sage... en apparence

"Le pape François vient de prendre une décision en apparence sage puisqu’elle invoque la présomption d’innocence et le cardinal Barbarin se met enfin en retrait de son diocèse vu l’impasse dans laquelle il se trouve de fait.

On peut cependant se poser des questions. Le pape n’a toujours écouté que le seul cardinal Barbarin, et lu la seule note en trois points et en espagnol de ses avocats, refusant plusieurs fois de recevoir les dizaines de victimes de Bernard Preynat malgré leurs demandes. Pourquoi ?

Et la souffrance des victimes ?

Il faut être aveugle pour ne pas voir derrière cette affaire la coûteuse opération de communication. L’argument principal des officines qui travaillent pour lui, et que relayent les catolles lyonnaises, est qu’il est un bouc émissaire qui paye pour les autres. C’est faire trop bon marché de la souffrance des victimes. Il vaut mieux regarder les agneaux que leur berger avait le devoir de protéger.

On dit que l’argument des victimes « je souffre donc j’ai raison » n’est pas valable, mais on ne se rend pas compte qu’il n’est pas mis dans son sens logique qui est : >
« Je souffre donc c’est toi qui n’as pas raison. »

Trois questions
Trois questions fondamentales se posent : qui paye la com du cardinal ? Où est Bernard Preynat et qui le planque ? Comment se fait-il qu’il soit encore prêtre ?

Le cardinal Philippe Barbarin connaît Bernard Preynat depuis longtemps puisque c’est lui qui a prêché à Paray-le-Monial, à la fin août 1991, la retraite spirituelle que le cardinal Decourtray lui avait demandé de suivre après sa mise momentanée à l’écart.

Quand le pape François essaye d’éteindre dans un coin de l’Eglise l’incendie qui suit les révélations des scandales des ecclésiastiques et de ceux qui les couvrent, cela se rallume aussitôt dans un autre.

La réforme de l’Eglise demande la sanction des abus, sans parler de l’indemnisation des victimes, mais aussi la punition de ceux qui les ont couverts. La respectabilité des évêques est ruinée : qui peut certifier que son évêque ne s’est pas compromis à la nonciature avant sa nomination ?

Trois mesures à prendre

Pour retrouver un début de crédibilité, il serait bon de prendre pour commencer trois mesures qui seraient un geste fort de bonne volonté : demander au Saint-Siège la révocation immédiate et sans condition de l’état clérical de Bernard Preynat ; demander au pape de recevoir les dizaines de victimes ; et puisque j’y suis, me réhabiliter dans ma fonction de juge dont j’ai été injustement déchu.

C’est l’honneur des Lyonnais de se lever dans les salles pour applaudir à la fin du film « Grâce à Dieu ». Un cardinal ou un évêque ne sont pas l’Église, le peuple de Dieu si. Que le pape François retrouve le peuple, c’est tout le sens de ma réaction."


Père Pierre Vignon, Saint-Martin-en-Vercors, le 19 mars 2019.


19 MARS 2019


19 MARS 2019

Mardi 19 Mars 2019 - MOT DU CARDINAL BARBARIN

Chers frères et sœurs

Hier, lors de notre rencontre au Vatican, j’étais venu remettre ma charge entre les mains du saint Père, mais il n’a pas accepté. Celui qui est en attente du jugement d’appel, m’a-t-il dit, est présumé innocent. Il ne voulait pas donner l’impression de me sanctionner. C’est la même réponse qu’il m’avait faite il y a trois ans lorsque, dans la première tempête médiatique, j’étais venu le rencontrer avec la même intention. Cependant, cette fois-ci, comprenant la souffrance de tout notre diocèse depuis longtemps, et conscient du trouble profond de toute l’Eglise de France, il est d’accord pour que je me mette en retrait pour quelque temps.

Il n’a pas souhaité prendre lui-même cette décision. Il s’est contenté de me la suggérer et il a tenu que ce soit moi qui décide ce qui me semblerait le mieux pour notre diocèse. C’est en plein accord avec lui que j’ai donc demandé au P. Yves Baumgarten, vicaire général modérateur, de prendre la conduite du diocèse. Il sera accompagné par ses deux frères vicaires généraux, Mgr Emmanuel Gobilliard et le P. Eric Mouterde, Véronique Bouscayrol, économe diocésaine et Chantal Chaussard, chancelier. Mgr Patrick Le Gal reste aussi disponible pour les services qui doivent être accomplis par un évêque. Le P. Baumgarten continuera de travailler avec les différents conseils : le conseil épiscopal, le conseil presbytéral, le conseil diocésain des affaires économiques et le collège des consulteurs.

Je le remercie chaleureusement et fraternellement d’avoir accepté cette charge et je compte sur vous tous pour l’aider dans sa mission en cette période délicate.

C’est toute l’Eglise qui vit ces temps-ci une grande épreuve, dans le monde entier et la France est loin d’être épargnée. Cependant, nous savons que nous devons toujours être d’abord attentifs aux victimes. A chaque fois que nous les accueillons et que nous les écoutons -j’en ai eu la confirmation lors du procès de janvier au tribunal de grande instance de Lyon- nous découvrons de manière nouvelle la profondeur et la gravité des blessures dont ces hommes souffrent depuis leur enfance.

En vous remerciant d’accueillir cette décision dans la confiance et avec paix, je confie la mission nouvelle du P. Baumgarten et de ses proches collaborateurs à votre prière, et je demande au Seigneur qu’il nous donne d’avancer humblement et « d’un seul cœur » vers la lumière de Pâques.